Malgré les grèves d’Air-France qui ne laissaient pas espérer un week-end “de tout repos” en midi-pyrenées le pole Insep a fait de bons résultats a l’Open de Toulouse en masculin.
Dans la catégorie des -84 MAMEDY DOUCARA médaille d’OR, gagne ses 5 combats “haut la main” dont la demi-finale et la finale contre les titulaires de l’équipe Iranienne JAVANEH. Après sa défaite contre Karami à Manchester on ne pouvait pas espérer mieux pour que Mamedy se remette en jambes et se prepare pour le TIP (tournoi de Paris).
FRED IBO médaille de Bonze, s’est incliné en demi-finale contre un iranien blessé au pied, apres un bon début (2matchs gagnés).
DIALLO BOUBACAR perd en quart de finale contre un iranien, largement dominé
dans la catégorie des -78.
CHRISTOPHE CEREZO termine premier après avoir éliminé un iranien dans une demi-finale très explosive et pris l’avantage en finale contre BRABET
JONATHAN LOPES perd en demi-finale contre BRABET dans un match où il ne trouve pas sa distance et donne à son adversaire des opportunites de contres gagnants.
Dans la catégorie des -67 HANS ZOHIN fait un très bon parcours (3 tours) jusqu’à sa demi-finale qu’il perd contre un iranien.
Dans la catégorie feminine des -51 CATHIANA GROSSET gagne l’or en livrant de très bons combats dont 2 contre des espagnoles (7-0 et 9-2) et finissant sa journee contre FLORIANE LIBORIO par le score de 5-0. Boostée par les formidables résultats des juniors à Bakou CATHIANA réalisé qu’ elle n’a plus le droit à l’erreur.
En conclusion, on peut dire que L’OPEN de TOULOUSE était un passage obligé pour ceux du pôle qui n’étaient ni sur Manchester, ni sur le Mexique (PACO FIRMIN JOHN ET CAROLINE) en vue du TIP et de la saison 2008.
Bonnes vacances et soyez en forme pour le 8-11 à 11H PETANTES à la salle.
OURY
“Je viens de rencontrer le Malien qui a déclaré forfait. C’est le champion du monde en titre et j’espère combattre contre lui lors des prochaines compétitions pour faire la différence. Mais il a fait son travail car le quota est ramené. Pour moi, cela aurait été important de marquer les esprits face au champion du Monde, c’est un peu dommage mais ça n’enlève rien à cette médaille. Je suis content d’avoir ramené le quota car cela n’a pas été facile. Il y a 4 ans j’avais manqué le podium mais aujourd’hui j’ai conjuré le sort et le meilleur reste à venir!”
L’oeil du spécialiste : Oury STANZMAN
“Les deux premiers combats étaient deux opportunités pour Mickael de rentrer dans la compétition dans la mesure où il dominait largement ses adversaires. Ces 2 combats gagnés avant l’échéance à 7/0 lui ont donné une maximum de confiance et lui ont permis de se régler pour son quart de finale qui s’annonçait plus relevé face au grec, Alexandros NIKOLAIDIS. Mickael a prouvé qu’il savait élever son niveau de jeu et malgrés la taille et la capacité du vice champion olympique, imposer des accélérations et enchaînements qui ont fait la différence dès le 1er round. Mika selle le rapport de force du match en remportant 4 points à 1 dans les deux premières minutes. Ce démarrage sans concession dès le début reflete son attitude et son état d’esprit à vouloir être le patron de la catégorie. Sa victoire contre son adversaire s’avérera être son combat le plus dur et le plus engagé de la journée. Sur sa demi-finale contre Abdelgader AL ADHAMI (Qatar), la pression fut finale dans la mesure où l’adversaire évitait Mickael et même redoutait l’échange. Ce fut un match sans surprise totalement dominé par Mika. On regrettait même une certaine passivité du Qatari. La finale des titans entre Mika et MODIBO n’a été qu’un breve espoir. En effet le Malien déclara forfait. On se dit qu’après une telle marseillaise , ce n’est que partie remise.”
L’oeil du spécialiste : Oury STANZMAN
Au premier tour, Gwladys rencontre la norvégienne Mona SOLHEIM qu’elle n’avait jamais rencontrée. Cette combattante est médaillée de bronze à Pékin -63kg. C’est une bonne technicienne et l’on attendait d’elle beaucoup de combativité. Gwladys a pris le dessus et imposé son jeu. Elle a acquis ainsi la confiance nécessaire pour la journée. Une journée qui fût très très longue puisque son premier combat n’a eu lieu qu’à 18h. En taekwondo, la gestion de l’attente est quasi aussi importante que la gestion du combat.
Au deuxième tour, Gwladys combat contre Simona HRADILOVA (CZE). Lors de leurs rencontres au Tournoi de qualification Mondial en 2003 et en finale de l’Open de Hollande, Gwladys avait toujours pris l’avantage. Son adversaire est une fille très agressive qui monte souvent à la tête comme l’a d’ailleurs fait au deuxième round. Cette action coupe l’avancée de Gwladys qui gèrera la fin du combat et du score en s’efforçant de déjouer la Tchèque pour éviter ces actions dangereuses.
La demi-finale était le moment crucial que l’on attendait depuis le début de la préparation olympique. Gwladys engage un match serré et exècute deux actions décisives et prend de l’avantage sur l’Allemande qui était très gênée par le style de Gwladys. L’Allemande se blesse en réalisant pit dolyo et est incapable de finir le combat. Gwladys était frustrée de cette fin de combat mais soulagée d’avoir qualifié la catégorie.
En finale, elle rencontre logiquement la Coréenne, Kyung SEON, victorieuse face à la française lors des deux derniers championnats du Monde 2003 et 2005. Gwladys fait un combat sans faute même si la Coréenne semblait moins motivée qu’au championnat du Monde. C’était l’occasion en or pour Gwladys de lui prouver ainsi qu’au monde du Taekwondo qu’elle possède les qualités pour être maître dans la catégorie de -67kg et décrocher le titre suprême.